OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
|
|
L'histoire du Zéro
|
|
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO |
|
Traduction*** Synthese Vocale*** Dictionnaire/Synonymes*** Tresor du francais*** Medias, Presse, Tv, Radios* Annuaire Tel. Logitheque*** Annuaire de Sites*** Forum Homere**** Meteo |
| Menu Principal | Menu Rubrique | Services Oasis | Outils Web | Cartes Oasis |
L'histoire du zéro est une véritable aventure et un tournant fondamental dans la conception du système de numération, ceci explique pourquoi, j'ai décidé d'y consacrer ce chapitre.
Pour les Grecs de l'antiquité le 1 est ce
qui existe, le 1 n'est pas un nombre mais
ce par quoi le nombre est, donc tant que les nombres sont considérés
comme une répétition d'unités, la suite des nombres commencent par 1 et il en
va de même pour les chiffres romains.
Le tableau ci-dessous montre comment étaient
composés les chiffres grecs et romains de 1 à 50 (à noter que les chiffres
romains ont suivi une évolution au cours des siècles; voici un exemple de leur écriture la plus primitive).

|
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 |
10 |
20 |
30 |
40 |
50 |
|
|
Chiffres Grecs |
α' |
β' |
γ' |
δ' |
ε' |
στ' |
ζ' |
η' |
θ' |
ι' |
κ' |
λ' |
μ' |
ν' |
|
|
Chiffres
Romains |
I
|
II |
III |
IV |
V |
VI |
VII |
VIII |
IX |
X |
XX |
XXX |
XL |
L |
|
1
10 et 19 s'écrivait
1 chevron et 9 clous
Au-delà
de 59 l écriture devenait positionnelle
ainsi 69
s'écrivait
1*60+9

Tablette d'argile (2 400 ans av. J.-C.) en
écriture cunéiforme où figurent clous et chevrons qui
seront les chiffres de cette numération
Ils connurent par la
suite ( au 3e siècle av.J.-C.) un signe se présentant comme un
double chevron incliné. Ce signe de séparation dans
l'écriture des nombres est un véritable chiffre zéro
dont l'utilisation était rendue obligatoire du fait de la structure du
système de numération de position.
C'est le plus vieux zéro de l'histoire.
Cependant, comme je
l'ai dit plus haut ce zéro n'est pas connu par les Babyloniens comme une
quantité.
Lorsqu'ils devaient afficher le résultat d'une soustraction d'un nombre par lui-même,
ils disaient par exemple : j'avais 5 esclaves j'en ai vendu 5, je n'ai
plus d'esclaves, tu vois !
Le zéro
maya (premier millénaire de notre ère)
Les savants astronomes
mayas mirent au point au cours du 1er millénaire de notre ère une
numération de position en base vicésimale (base 20).
Les nombres sont représentés par des assemblages de points et de
traits suivant une disposition verticale.
Un signe graphique
particulier, un ovale horizontale figurant une coquille d'escargot, un glyphe,
joue le rôle de signe séparateur permettant une écriture
des nombres sans ambiguïté.
Le zéro
indien (vers le 5e siècle de notre ère)
Les indiens
s'interrogent : Combien de grains de sables. d'étoiles de gouttes
d'eau dans l'univers ? Pour y parvenir, ils développent une
deuxième idée : donner une valeur différente au chiffre
selon sa position. Prenez le nombre 1 934 221. Le chiffre 1 à
l'extrême droite vaut une unité; à l'extrême gauche,
il vaut un million. Désormais, tout devient possible ou presque, mais il
manque encore quelque chose d'essentiel...
Système de position numérique
Les astronomes indiens,
qui mettent au point le système décimal de position, arrivent
à la même impasse que les Babyloniens lorsque vient le temps
d'indiquer une décimale manquante dans un nombre. S'il était
aisé d'écrire 923, il l'était moins d'imaginer 901. Les
Indiens contournent donc l'obstacle en faisant appel au mot sanskrit
shûnya, signifiant « vide » et, par extension,
« zéro ».
Puis, les savants
indiens franchissent la dernière étape : parfaire le concept
du zéro et l'enrichir de sa signification numérique actuelle.
Rapidement, le concept devient le synonyme de ce que l'on appelle aujourd'hui
le « nombre zéro » ou la « quantité nulle ».
Et c'est alors, écrit Georges Ifrah, que le shûnya est
rangé dans la catégorie des Samkhyâ, c'est-à-dire
celle des « nombres ». En 628 de notre ère, Brahmagupta
définira le zéro comme le résultat de la soustraction d'un
nombre par lui-même et décrira ses propriétés
ainsi : « Lorsque le zéro est ajouté à un nombre
ou soustrait d'un nombre, celui-ci demeure inchangé; et un nombre
multiplié par zéro devient zéro. » Notre zéro
était né.
Sunya c'est "le
vide" en langue indienne (le sanskrit) et la première
figuration du zéro fut un petit cercle.
Traduit en arabe, sunya devient sifr (le vide) et
chiffre en français et zéfiro deviendra zéro.

C'est donc aux indiens
que l'on doit d'avoir inventé le zéro "complet". Sa
présence est attestée dès le 5e siècle de notre
ère, il sera introduit en occident au 12eme siècle.
Alors comment
calculaient les anciens?
en écrivant ce
chapitre c'est aussi à cette question que je veux tenter de
répondre.
Pour nous contemporains tout calcul sans
l'aide du zéro semble inconcevable et il est certain que les calculs,
tels que nous les pratiquons n'étaient pas possible, avant
l'introduction du principe positionnel et du zéro, inventé par la
civilisation indienne.
Je pense
que chaque civilisation a inventé ses propres moyens de
calcul(Inférieurs en performance au système moderne),
pratiqué par quelques spécialistes initiés et gardant
jalousement leurs pratiques, en utilisant notamment des instruments tels que les
bouliers dont voici une représentation.

Je vous conseille de lire mon article sur
l'utilision du boulier, qui est une suite en quelque sorte de celui-ci.